Ecoute
Prairie de la Consolation
Des professionnels de l'écoute
13h

Au cœur du Pèlerinage National, une attention particulière est portée à celles et ceux qui portent des blessures trop lourdes : abus psychologiques, violences sexuelles, harcèlement scolaire, emprises silencieuses ou blessures restées sans mots.
Sur la prairie face à la Grotte, au milieu du passage et de la vie simple — conversations, jeux d’enfants, pique-niques — rien n’est délimité, et pourtant tout est possible. Il n’y a pas d’espace fermé : c’est la prairie elle-même qui devient, selon les besoins de chacun, un lieu de consolation. Discrètement, simplement.
On peut s’y arrêter, marcher, s’asseoir. Prier, se recueillir, faire le point. Ou rester là, sans mots. Pour ceux qui le souhaitent, des personnes formées — psychologues, juristes, écoutants — sont présentes. Elles accueillent avec sérieux et délicatesse, pour écouter, accompagner un chemin de reconstruction, ou simplement être là, fidèlement.
Rien d’extraordinaire en apparence, et pourtant quelque chose d’essentiel se joue : offrir un lieu où l’on n’est ni jugé, ni montré du doigt, mais reconnu. Un lieu où l’on peut venir comme on est.
Une conférence sera proposée le 14 août à 14h, à la basilique Sainte-Bernadette. Elle dira avec justesse combien la parole peut libérer les victimes, et comment ce chemin devient possible avec le soutien d’un proche, d’un ami, de la famille, et aussi de l’Église. Pour chacune de celles et ceux qui, ici à Lourdes, ont osé avancer, un chemin s’est ouvert.
Dans cette prairie ouverte à tous, face à la Grotte, une place existe — sans barrière ni étiquette — pour celles et ceux qui cherchent un peu de paix, et peut-être, pas à pas, retrouver l’espérance.
PARCOURS DE PRIÈRE AVEC QUELQUES PSAUMES
1. Pour dire la détresse sans masque
Psaume 21 – « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Un cri brut, sans filtre. Il rejoint ceux qui ont connu l’abandon, la trahison, la violence...
Psaume 87– « Ma compagne c'est la ténèbre » L’un des psaumes les plus sombres. Il ne se termine même pas par une consolation claire. Et pourtant, il est dans la Bible. Comme pour dire : même là, Dieu ne s’en va pas.
Psaume 68 – « Sauve-moi, mon Dieu : les eaux me montent à la gorge »
Image forte de quelqu’un submergé, envahi, qui ne tient plus.
2. Pour déposer la peur et retrouver un appui
Psaume 26 – « Le Seigneur est ma lumière et mon salut »
Il oscille entre peur et confiance.
Psaume 55 – « Quand j’ai peur, je mets en toi ma confiance »
Simple, presque comme un souffle à reprendre.
Psaume 22 – « Même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort… »
Il ne nie pas la vallée sombre.
3. Pour redire sa dignité blessée mais intacte
Psaume 138 – « Tu me scrutes, Seigneur, et tu me connais »
Pour réentendre que le regard de Dieu n’est jamais violent, jamais intrusif, mais juste et respectueux.
Psaume 8 – « Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu »
Une parole de Dieu contre tout ce qui a pu détruire l’estime de soi.
4. Pour ceux qui accompagnent (proches, amis, aidants)
Psaume 33 – « Le Seigneur est proche du cœur brisé »
Une boussole : ne pas vouloir réparer trop vite, mais rester proche.
Psaume 102 – « Il sait de quoi nous sommes pétris »
Dieu connaît la fragilité humaine. Cela invite à la douceur.
Psaume 12 – « Jusqu’à quand, Seigneur ? »
Pour ceux qui accompagnent dans la durée, quand rien ne semble avancer.
